Réflexion n°1 de la 2010ème révolution terrestre depusi que Jésus Christ a daigné nosu faire l'honneur de sa naissance

Réflexion n°1 de la 2010ème révolution terrestre depusi que Jésus Christ a daigné nosu faire l'honneur de sa naissance
On regarde.
Tout ce temps.
C'est si lointain.


Il ya un vent qui doucement fait battre les fenêtres, fait grincer la vieille porte. Je crois que je frissonne.

On se sent dérouté. On se rend compte de l'importance de toutes ces traces écrites que l'on a laissé derrière soi, ils renferment des morceaux d'âmes, imperceptibles sur l'heure et qui lorsque le temps défile, prennent de cette puissance dont l'origine nous est inconnue.

Il y a une énergie. Elle est forte, bloque ce qui s'accomplit maintenant.
On appelerait surement cela un.. "choc" ?

On se demande si l'on a avancé, si l'on a gaspillé cette énergie renfermée alors. On se sent intimidé par soi-même. Où suis-je partie ? Avec mes rêves et mes envies folles ?
Ai-je envie de les retrouver ? Plus que de se sentir vivant, bouillonant comme la jeunesse le promet dans tous les livres jaunis. Cela ne se compte pas en année pourtant.

C'est fou comme l'on se perd. Lorsqu'on suit certains chemins, qu'on se jette vers l'inconnu, on en perdrait presque la piste suivie.
Après tout, revenir en arrière n'est pas souvent ce que l'on souhaite, ou alors c'est impossible.

Mais je ne peux m'empêcher de vouloir revoir ce temps là, ce temps où on ne veut pas s'arrêter. Cependant... j'ai aussi l'impression d'une illusion, d'un piège, comme si le bonheur était justement ce long fleuve tranquille.
Et si j'avais tant grandi que cela ?

Ca déboussole.


Je ressens, maintenant, une fatigue. Elle tombe comme un voile légé et imperceptible, et lentement s'alourdit, avec toujours cette même intensité, ce doux brouillard qui doucement rend aveugle et fait clore les paupières. Je sens une lassitude comme si j'avais découvert des vérités qui m'étaient alors refusées il y a si peu de temps.

On souhaite, souvent, se durcir, être dans sa tête comme est notre peau, imperméable, comme un cuir qui protège des ocups et des intempéries.
Cette peau ne réagit pas au soleil.

( Mais si l'on attend... assez de temps...
doucement, elle se réchauffe, on sent des vagues rayonner à l'intérieur de soi.
Le cuir. Il brille.
)


Plus on vit longtemps, plus il nous faut de temps pour vivre ?

Comme les vieilles armures de fer ?

On a de l'huile aussi ? Pour nous ?



C'est pour cela que l'on veut protéger l'innocence, la douceur ? Pas la douceur des choses lentes ; celle qui réchauffe le coeur à ceux qui sont enrayés - peut-être - celle qui finalement cache toute cette énergie enfantine qui ne semble jamais s'amoindrir, perdre de son intensité.

Je vois un enfant cruellement vivant.

Et puis je ne vois plus qu'une rationalisation, une étude approfondie des conditions de comportements pour atteindre l'objectif principal fixé qui est... le bonheur.
Quelle chance, je ne connais pas encore de mot technique pour remplacer un mot basique par une flamboyante et pédante périphrase.

Et j'ai perdu trace de la signification d'aimer aussi. Et la mémoire s'en va avec elle, tout s'efface comme des pas dans la neige, à tel point que je ne sais si aimer est réel ou non.
Je n'ose pas proférer des formulations, étudiées grâce à la science des sages, c'est un sanctuaire un peu secret dont je crains d'ouvrir les portes.


J'ai perdu confiance à cause des illusions omniprésentes. C'est peut être une hallucination collective l'amour, non ? Ou peut-être est-ce simplement de la barbarie de notre part de qualifier l'idée d'un seul mot qui semble exprimer quelque chose d'aussi "énorme".
Peut-être que je ne peux me résoudre à tout résumer en un mot alors que d'autres en consacrerait des poèmes entiers. Des poèmes d'incertitude, toute une vie ne pourrait sans doute en faire le tour de cette chose si "énorme".

Peut-être que "aimer" est simple, alors qu'il n'en donne tout simplement pas l'air.
Mais on aime beaucoup de gens.
On aime beaucoup oui.


Il est où ?
Dans notre tête ? Plus bas, c'est possible aussi.
Je me demande si ce serait partout. Dans chaque cellule.
J'aimerai bien...
.. je trouve l'idée poétique.
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# Posté le mardi 17 février 2009 15:30

Modifié le vendredi 20 février 2009 09:15

Pauvre de Vous ...

Aurais-je peur que mes mots ne sortent plus alors ?

Tout est grossier.

La machine, le sauvage, quelle technologie est la plus avancée ?

Perdez-vous, perdez-vous, tout est créé pour cela, pour effacer nos images.

Parce que grandir c'est couper
nos rêves .



Qui croyez vous tromper ? Vous ne rêvez plus et cela vous rend malade. Vous êtes emprisonnés et vous ne voyez pas la porte de sortie. Sortir des sentiers battus, partir vers l'inconnu, quels sont les fous qui s'y aventurent ? Qui est capable de l'imaginer ?

Alors vous, qui voulez rencontrer vos rêves qui vous échappent, vous vous perdez .

Le fil qui vous retient à la vie en elle-même. La réalité qui n'existe pas sans magie.
Magie de l'air, magie de l'esprit, magie des mots et des sensations.

Vous voulez rêver, cela se sait, cela se sent.
Aussi vos rêves sont courtois. Si, s'ils le sont.
[Comment cela réapprendre mes définitions ?]

Vous êtes prisonnier et cela vous rend fou. Vous êtes prisonnier et vous voulez vous enfuir. Enfuir vers où ? Enfuir pour où ? S'enfuir pour quoi et quel idéal ?

Comment trouver la porte de sortie de sa cage lorsque sa prison n'a pas de barreaux ? Pas de murs ?
Vous êtes prisonniers sans savoir comment, pourquoi ?

Et c'est terrifiant de grandir parce qu'on étouffe, parce que cette prison invisible - qui n'existe pas ? – est trop petite pour notre esprit, pour notre rêve. On doit les abandonner si on veut survivre : on ne peut entrer dans le confinement qu'on nous impose.

Un corps sans rêve : un pantin.

Mais la valeur de ces mots n'est pas de montrer aux aveugles, où à ceux qui s'en doutent.Parce que vous le savez tous déjà et que c'est ça qui fait de nous ce que nous sommes à présent.
Vous le savez, vous le vivez, chaque jour, et cela vous rend amer, aigre.
Vous souriez n'est-ce pas ?
Vous êtes des inconnus, les inconnus, qui recréent quand ils peuvent les êtres qu'ils étaient, dans l'espoir de vous retrouver. Vous êtes pitoyablement perdu, hein ?

Ah ah, regardez-nous comme nous sommes laids à présent sans rêves ?

Nous avons perdu les couleurs, nous avons perdu les saveurs.
Nous avons perdu nos formes et nos rires.
Nos valeurs et contes de fées. Les vrais, les vrais contes qui parlent de rêves et d'épopée.

Pas vos histoires cruelles qui renvoient trop à nos corps que nous fuyons.
Comment peut-on s'aimer et se regarder dans une glace ?Comment apprécier une coquille vide ?
Vide de sens, vide de chaleur. Nous sommes hommes, froids.

Et que signifie « Je veux vivre, Je veux vivre ! » alors que le « Je » équivaut au typhon noir et notre volonté une vaste façade ?
Il reste « Vivre ! Vivre ! »

Parce qu'on espère, parce qu'on est perdu, et que vivre est notre route.

"Suit la route, bel automate, bien fardé et bien creux, bois dont les termites raffolent, avance vers ton destin, tes rêves qui patientent et tombe dans le gouffre qui t'attend à leurs pieds sans t'en rendre compte."

C'est ce que tu pourrais espérer de mieux.

# Posté le samedi 09 février 2008 16:59

Modifié le samedi 09 février 2008 18:38

La spirale infernale

C'est comme si l'on était tiraillé.

On a l'impression que le cœur se déchire. Ca bouscule. C'est comme si on voulait hurler sans qu'aucun son ne sorte. La poitrine se sert. C'est toujours réprimer ses envies, étouffer ce qui veut se faire entendre. On se recroqueville, agressé par un froid qui électrise chaque parcelle de peau, comme pour mieux contenir ce qui tente de s'échapper, parfois violement. On se demande si l'étau qui gronde à l'intérieur de nos entrailles réussira peut-être à s'échapper. Ce n'est pas douloureux, mais ça fait mal, bien trop durement, bien trop sournoisement, dangereusement. La promesse d'une quelconque fuite est terrifiante : perdre le nord, avoir la volonté qui défaille, ne pouvoir réprimer ces envies. Ces envies nocives.

Se libérer des chaines de la conventionalité.
Commettre les fautes si blâmables.
Mais comment se passer de cet attrait du mal ?


Comment pouvoir espérer vivre sans cette folie destructrice ?
Comment pouvoir imaginer être heureux sans tomber dans le piège pervers de la morale bafouée ?



Imaginer vivre sans se laisser prendre au jeu de la séduction et du péril fait presque monter l'angoisse.
L'angoisse qui prend, qui affole, les regards frénétiques dans toutes les directions avec une rapidité mue par le désespoir, les mains qui tremblent, la déraison qui prend le dessus. Garder le contrôle, quoi qu'il en coûte. Eviter de commettre l'irréparable, tout en évitant de perdre la raison.



Pendant combien de temps ce manège tiendra ?
Jusqu'où ce jeu vicieux conduira-t-il ?
Quel en sera le prix ?
Que notre conscience est faible par rapport à sa soif de liberté.
Comme le vice semble si tentateur et si exquis.
Aller encore plus loin que l'on ose y songer.
Simplement et sans disgrâce, dans les limbes fascinantes et si puissantes...

... je veux sombrer corps et âme.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 12:03

Modifié le samedi 10 novembre 2007 17:34

Et si l'absurdité... c'était de vouloir donner un sens ?

Notre vie qui se ralonge.

Les congés négociés qui nous permettent de prendre des vacances.

Un temps de travail qui raccourcit pour laisser du temps de loisirs.

Ces gens qui se perdent dans les vies oisives sans contribuer à aucune société dont ils tirent le sang.


Tout ce temps pour se faire plaisir égoistement.

Ce temps qui n'est qu'un odieux mensonge.


Nous sommes pris aux pièges par notre propre illusion.
Parce que la réalité fait bien trop mal à nos esprits qui aspirent à la liberté.


Ce n'est qu'une machination qui nous pousse à l'autodestruction.


Nous sommes des fourmis qui se voilent la face.
Nous sommes des âmes qui foncent dans le mur.
Des âmes qui se donnent la mort
...en lui donnant un joli décor.


# Posté le samedi 03 novembre 2007 14:17

Modifié le samedi 03 novembre 2007 15:51

Maintenant, c'est comique.

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Je suis libre.


Et libre de rire.







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# Posté le samedi 29 septembre 2007 18:33